Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 171 – L’Égo en folie : quand les lâches sacrifient le collectif sur l’autel de leur Narcisse

La câlinothérapie, le grand retour de ce « nouvel opium » du peuple

Le pire, dans cette comédie humaine, c’est que les lâches ne sont même plus honteux. Non, ils revendiquent leur lâcheté comme une vertu. « Je suis tolérant », « Je suis nuancé », « Je suis ouvert au dialogue »… Traduction : « Je n’ai pas de colonne vertébrale, mais j’ai un très joli sourire. »

Et les réseaux sociaux, ces temples de la validation instantanée, ont achevé de transformer la lâcheté en sport national. Un like, un cœur, un emoji en forme de bisou, et hop ! La conscience est sauvée. On a agit. On a réagi. On a montré qu’on était du bon côté. Sauf que non. On a juste cliqué. Et pendant ce temps, le monde, lui, continue de tourner – dans le mauvais sens.

Alors oui, la câlinothérapie, c’est bien. Ça détend, ça console, ça donne l’illusion d’exister. Mais ça ne nourrit pas son monde. Et ça ne sauve pas les meubles quand il s’agit de trancher, de choisir, de dire non.

Conclusion : le collectif, ce cadavre exquis

Au final, que reste-t-il ? Un champ de ruines joliment décoré, où chaque pierre tombale porte le nom d’une conviction abandonnée, d’un idéal trahi, d’un collectif sacrifié. La lâcheté individuelle, ce luxe que se paient les égos en mal de reconnaissance, a un prix : la désintégration du lien social.

Alors, chers lâches de tous bords, la prochaine fois que vous hésiterez entre votre confort et le bien commun, souvenez-vous : l’Histoire, elle, ne fait pas dans la nuance. Elle retient les noms des héros… et elle oublie ceux des pleutres. À moins, bien sûr, que vous ne préfériez finir en note de bas de page, avec cette mention : « Ci-gît un ego qui crut que le monde tournerait autour de lui. Spoiler : non. »

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